Collège Henri Matisse
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SORTIE DES 3e5 A PARIS

vendredi 8 juillet 2016 par Catherine Combe

Sous la direction de Mme COMBE, Principal du collège.
Rédaction : La classe de 3e 5 et ses professeurs d’Histoire, Mme ARTIGUEBIEILLE, et de Science Physique, M. BRISSET
Photos : Estelle FRANCILLARD et M. BRISSET.
Mise en page : Ronan PRADERE.


Chaque année, au collège Henri Matisse, la classe musicale donne à certains de ses élèves l’occasion de faire un voyage, récompense de leurs efforts pour concilier le travail classique d’un collégien et celui d’un musicien amateur, sous la direction de madame LOBET, professeur de musique et chef de chÅ“ur au collège, et avec l’aide du Conservatoire de la ville d’Issy les Moulineaux.
Parfois, ce voyage les emmène loin : à Venise, à Vienne ; parfois, tout près : à Paris !
Cette année, le professeur principal et professeur de Sciences Physiques des 3e5, monsieur BRISSET, avait préparé un programme qui mêlait sciences, Histoire et musique.

Le vendredi 20 mai 2016, la classe de 3e5 est donc partie visiter le musée Curie, au 1 rue Pierre et Marie Curie, dans le Ve arrondissement parisien, en plein quartier latin :

« Dans ce quartier, on trouve beaucoup d’écoles réputées : les lycées Henri IV et Louis le Grand, la Sorbonne et le Collège de France, l’Institut de géographie et la Fac de droit  » (Alice LEBRUN et Juliette AMIC).

, sans compter les bibliothèques, comme la bibliothèque Sainte Geneviève, place du Panthéon, les librairies et les maisons d’édition….

Au musée Curie, la visite se fait en 2 groupes et en 2 temps : pendant que les uns suivent un jeune chercheur dans ce qui fut le laboratoire et le bureau de Marie Curie, les autres découvrent grâce à des vitrines d’objets et documents, un écran interactif et un livret remis à chacun, la vie des Curie, la découverte du radium (1898), le fonctionnement du laboratoire et la fondation Curie. Il faut répondre à des énigmes dans le livret. Deux personnes chargées du musée circulent d’élèves en élèves pour les aider.

« Le laboratoire de Marie Curie est relativement petit. Son bureau l’est également. Les instruments et les ustensiles que Marie Curie utilisait sont exposés…Sa vie a été riche et passionnante  » (Tiphaine LE GARSMEUR).

« J’ai trouvé ça très intéressant, car j’imaginais Marie Curie en train de travailler il y a cent ans  » (Marion LOUVION)

. Au fait, rassurons les parents :

« C’était une reconstitution (à l’identique) du laboratoire car les meubles et objets du vrai laboratoire étaient trop radioactifs pour être gardés !  » (Marine CARLINI).

« Nous avons fait un parcours enquête  », « activité ludique  », « parcours génial, car nous avons pu apprendre beaucoup de choses  » sur la radioactivité ou sur la famille Curie, « comme par exemple que Pierre et Marie Curie ont reçu en cadeau de mariage deux bicyclettes  » ! (Margaux JACQUOT, Elsa SEKSIK, Esther NGUYEN, Lucie DUPONT-BOUYER et Annaëlle COMPER-SERPAT).

Après un rapide bilan dans le petit jardin du musée, sur les difficultés rencontrées par Pierre et Marie Curie et leur persévérance, avant la gloire de leurs prix Nobel, direction l’Observatoire de Paris.

Construit en 1667, l’observatoire de Paris n’a été vu que de l’extérieur, mais Monsieur BRISSET exposa quelques travaux et découvertes portant sur le méridien et le mètre (dix millionième partie du quart du méridien terrestre), nouvelle unité de mesure adoptée par l’Assemblée constituante en France en 1793. Comme le rappelait le professeur d’Histoire et Education civique, c’était une fabuleuse simplification de la vie des Français que d’avoir les mêmes unités de mesure (mètres, kilos, litres) dans tout le royaume, un grand pas vers l’union des citoyens.
Autres recherches : la détermination de la vitesse de la lumière par l’astronome danois ROEMER (1ère approche en 1674) et surtout par Léon Foucault en 1862 (C= 299 792 458 m/s).

En cette fin de matinée, certains élèves n’écoutent plus que les gargouillis de leur estomac !
Il faut partir vers le lieu de la pause déjeuner : le Jardin du Luxembourg ; non sans avoir réactivé les détectives amateurs auxquels on propose de retrouver, au sol, les médaillons de bronze qui matérialisent le méridien de Paris, de l’Observatoire au Jardin.
On leur demande également de reconnaître, parmi les statues qui ornent le Jardin du Luxembourg, la reine qui a fait construire le lieu « en mémoire de son pays d’origine qui lui manquait (l’actuelle Italie)  », ainsi que la fonction actuelle du palais du Luxembourg…
Les médaillons sont repérés ; les autres questions restent sans réponse ! (Pour les curieux : Marie de Médicis et le Sénat !).

La pause déjeuner s’impose !

L’après-midi fut consacrée à la visite du Panthéon, puis à celle de l’église Saint Etienne du Mont.

« Nous sommes allés au Panthéon pour voir le pendule de Foucault, installé en 1851, à 67 mètres de hauteur, sous la coupole .Il prouve que la Terre tourne, et nous avec !!! Puis nous sommes descendus dans la crypte ; il ne fallait pas parler.  »(T. LE GARSMEUR, E. NGUYEN, A. COMPER-SERPAT).

Construit à la demande de Louis XV, par Soufflot, le Panthéon fut une église aux 42 baies vitrées, avant que « aux grands hommes, la Patrie reconnaissante  » ne le transforme en tombeau, en murant les 42 baies vitrées. Dans ce lieu solennel, se côtoient les politiques, les artistes, les scientifiques : Voltaire, Rousseau, Victor Hugo, Jean Moulin et les 4 derniers admis (le 27 mai 2015) Jean Zay, Pierre Brossolette, résistants tous deux morts pour la France en 1944, Germaine Tillion et Geneviève Anthonioz de Gaulle, résistantes qui avaient survécu à la déportation. Nous y avons retrouvé Pierre et Marie Curie…
Derrière le Panthéon, la petite église Saint Etienne du Mont est un joyeux mélange de styles qui abrite, elle aussi, des tombes illustres (sainte Geneviève, Clovis, Pascal et Racine), mais également le seul jubé conservé à Paris. « On entendait l’orgue  »â€¦

« Enfin, la journée était finie  »â€¦ Pas d’auteur pour cette phrase, que j’ai retrouvée dans presque tous les comptes-rendus des élèves de 3e5.
Serait-ce l’ascension de la « montagne Sainte Geneviève  », à quelques 60 mètres d’altitude tout de même, qui avait épuisé les musiciens (et leurs professeurs !) ?...


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