Collège Henri Matisse
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Quelques photos et commentaires de notre journée très enrichissante à Verdun, le 25 mars 2016

jeudi 26 mai 2016 par Catherine Combe

Sous la direction de Mme COMBE, Principal du collège.
Rédaction : La classe de 3e 1 et son professeur d’Histoire, Mme ARTIGUEBIEILLE.
Photos : Antonin CHARLES, Myriam DAHAN et Stéphanie JACQUOT.
Mise en page : Ronan PRADERE.


Vendredi 25 mars 2016, à 6 heures du matin, 24 élèves de 3°1 et leur deux accompagnateurs, madame Combe, Principale du collège Henri Matisse et madame Artiguebieille, professeur d’Histoire, sont partis découvrir Verdun.

La visite avait été organisée par la mairie d’Issy-les-Moulineaux.
Dans deux cars affretés par la municipalité, enfants et adultes de deux autres collèges d’Issy ( Victor Hugo et Mandel), les anciens combattants, portes-drapeaux et autres membres de l’UFAC embarquaient pour un voyage à travers la Champagne et la Lorraine.

Représentant du monastère et de la chapelle-mémorial de Saint-Hilaire-le-Grand, accompagné de M. Raineri (mairie d’Issy-les-Moulineaux)

Madame Le Maire devant la stèle orthodoxe

à‰glise orthodoxe du cimetière russe
Stèle des Corps expéditionnaires russes

Après trois heures de car, nous avons fait une première halte à la chapelle-mémorial et au cimetière militaire russe de Saint-Hilaire-le-Grand.
Des Russes sur le front Ouest ?
900 sont enterrés ici. Ils font partie des 4 corps expéditionnaires envoyés par la Russie à ses Alliés franco-britanniques pendant la Première Guerre mondiale. Les croix blanches, les bulbes bleu et or de l’église orthodoxe, la petite chapelle en bois et notre guide qui dirige le monastère : ce cimetière est devenu un lieu de mémoire.
Nous participons à une cérémonie de commémoration avec discours de personnalités, dont Madame le maire qui s’adresse à ses ancêtres, mais aussi à la jeunesse présente, le conseiller culturel russe, les Anciens Combattants ; Marseillaise et, non pas le traditionnel dépôt de gerbes, mais un lancer de fleurs. Chacun de nous a reçu une rose et la lance sur la stèle où il est écrit « Â Enfants de France ! Quand l’ennemi sera vaincu et que vous pourrez librement cueillir des fleurs sur ces champs souvenez-vous de nous VOS AMIS RUSSES et apportez-nous des fleurs  ».

Déjeuner, un peu entassés… Il pleut ! Nous sommes presque « Â dans la boue de Verdun  ».

Fort de Vaux
Vaillant, dernier pigeon parti du Fort de Vaux, décoré
Intérieur du Fort de Vaux : chambre de soldats

Visite guidée du Fort de Vaux, pris par les Allemands le 5 juin 1916. Nous y découvrons les conditions de vie des soldats : 6 lits dans l’infirmerie ; conditions spartiates, lits en bois où on dort tête-bêche. Lorsque les Français se rendent, les Allemands font une haie d’honneur : les vaincus n’avaient plus de nourriture et plus d’eau…

Canons de la guerre des tranchées
Uniforme français « Â bleu horizon  » (1915-1918)
Paquetage du soldat, il transporte sa vie sur son dos !

Mémorial de Verdun : créé en 1967 sous l’égide de Maurice Genevoix. Il vient de réouvrir en février 2016 après 3 ans de travaux.
Un musée très complet avec de très nombreux objets, des animations audio-visuelles modernes, qui retracent la vie dans les tranchées ; lumières sombres pour « Â le bruit et la fureur de Verdun  ».

Au fait, pourquoi Verdun ? Pourquoi est-elle devenue la bataille symbolique de toute la Première Guerre mondiale ?
La bataille débute le 21 février 1916 : un million d’obus allemands s’abattent ce jour-là sur les abords de Verdun. Aujourd’hui encore, on retrouve, dans le sol à jamais vallonné, des éclats, du métal, des ossements...
Elle dure du 21 février 1916 au 18 décembre 1916, presque un an ! Attaques et avancées allemandes jusqu’au 12 juillet, ripostes et avancées franco-britanniques jusqu’au 18 décembre 1916, sur un front de 25 km de long et 4 à 6 km de profondeur.
163 000 morts et 216 000 blessés français, 143 000 morts et 190 000 blessés allemands, presque 700 000 morts et blessés pour un gain de terrain nul.
A Verdun, l’état-major allemand a résolu de « Â saigner à blanc  » l’armée française. L’état-major français ne tombe pas dans le piège et ne dégarnit pas les autres parties du front (de la mer du Nord à la Suisse).La résistance des « Â poilus  », ravitaillés par la seule « Â Voie sacrée  » de Verdun à Bar le Duc en sera d’autant plus méritoire. Tout juste, le général Pétain décide -t-il de mettre en place le « Â tourniquet  », un remplacement des soldats en 1ère ligne toutes les 3 semaines. C’est ainsi que sur 330 bataillons d’infanterie de l’armée française, 259 passèrent par Verdun. Ainsi presque tous les soldats français de la première Guerre mondiale ont-ils connu et, pour certains, sont-ils restés à Verdun !
Ainsi, Verdun est-elle considérée comme la plus grande victoire française contre les Allemands.
Il faudra encore un an de guerre des tranchées et la reprise de la guerre de mouvement « Â avec les chars et les Américains  » pour que la Triple Entente soit définitivement victorieuse des Empires centraux.

Ossuaire de Douaumont
En contrebas de l’Ossuaire, le cimetière

Sur le chemin du retour, arrêt à l’ossuaire de Douaumont : atmosphère glaciale, noms des disparus gravés dans le marbre et tombes à l’intérieur et, dehors, une infinité de croix blanches sur une pelouse verte.

Retour sans encombres vers 21 heures…
A l’Ouest rien de nouveau ?… Si ! Il a cessé de pleuvoir !


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